Kamsky, genius calumniated and harassed by jealousy and lies



Playwright Fernando Arrabal with four chess pieces and a tower hit by lightning.Photo/Lis

Arrabal: "When I succeeded in collecting half a million dollars for Kamsky" (L'Express, Paris)
Kamsky, genius calumniated and harassed by jealousy and lies


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Gata Kamsky[***] : The best living chess player since Fischer[***]. An “American Tatar” and prodigy born in Siberia. A Mozart[***] persecuted by Salieris with a grave-digger’s manners. A Morphy [***] avatar for the wonderment of sycophants, and for their interdicts out of sheer quarrelsomeness and jealousy. In the final round (World Cup 2007) he beat the fearless Spaniard Alexei Shirov born in Latvia. Hooked by crooks for years, both have been prevented from reaching the top. More than by anyone else the acme, crowning, is deserved by this duet of chessboard geniuses, this pair of saints, lay saints (which is infinitely better): Gata and Shirov[**]. Cheating and pretending, the « assis » have decided that Gata must beat Anand or Kramnik again to receive the Champion title (or even Topalov aided by Danailov). In due course, in the playoffs, Kamsky crushed Kramnik and triumphed over Anand in the latter’s own fief of Sanghi Nagar. With Gata, experience (and the knowledge of its imprecision) is not lacking, he plays with the splendor and exactness of the heavenly bodies.

Gata
was born in 1974 with a Tatar name, Gataulla, and Kamsky, his patronym, was the name of the theater company founded by his family of artists and playwrights. [“A life” is the wedding (wow) of events and feelings afforded by human existence. For the inquisitors of chess affairs, to live consists in pretending not to be dead.] Before he was fifteen years old Gata twice won the Soviet Union “junior” championship. In 1989 he chose freedom and escaped to New York. He proved invincible during the 1994 world championship. Anatoli Karpov[*] said about him, “He is capable of dethroning me. He is the most promising talent I have ever known. He easily eliminated his strongest rivals, he would be a merciless opponent for Kasparov.” Not very long ago, at the headquarters of the Tass Agency in Moscow, I tried to remind the neo-dissident of his words. Kasparov, however, had requested from the press conference organizers that they bar me from asking questions, as the “France 2” televised news report clearly shows. In the days of the Gulag and ice picks in the nape of the neck, Kamsky was a deserter and a target of soviet threats, which prevented him from concentrating fully. The “useful idiots of a radiant future” resorted to martingales and brutality to make sure he would not be recognized. So much zeal arising from the sewers of frustration! Given this harassment, this suffocation, Kamsky gave up chess-playing for the university. Until today’s triumphal return. As he becomes king, he will lack neither buffoons nor cymbals.

A Manifesto, in the best acceptation, is a written public statement by which a group of righteous persons condemn an abuse. Thirteen years ago a “whirlwind of defamation and calumnies” was unleashed against Kamsky (and his father too, even in Spain), and it has not fallen away. Together with eight intellectuals, we felt obliged to produce a manifesto to defend him. Milan Kundera [***], among others, signed it. We were demanding “the cessation of all calumnies against the Kamskys so that we might be filled with Gata’s immense talent.” As for me, I had been able to collect 500 000 dollars to help the very young emigrant who was facing hardships in New York. “We feel special tenderness and gratitude for Arrabal who helped us more than once in very difficult times; he is an extraordinary man sent to us by God,” Gata stated. Far, very far from violence, Gata knows how to live in his Carmel.

Altruism
is a disposition that drives us to conduct ourselves with generosity and selflessness. After he beat Anand, Kamsky distributed much of his prize to poor families. When I met his father (shortly after I found the half-million dollars for his son), I noticed that he was discreetly slipping money into my hand while giving me a handshake. Because I did not want anyone to notice, I immediately put the money in my pocket. When I got home, I saw we were dealing with 800 dollars. I returned them to him by check. A short time later, however, he took us, my New York artist friends and my family, by limousine, to what we thought was “a place to have a drink.” He had invited us to dine at New York’s best Russian restaurant, with dancers and musicians. Altruism is his parallel, his meridian, and his leonine magnificence.

Jaculatories
(ejaculations, from the Latin ‘jaculari’):
“Here jealousy and lies have kept me prisoner.” Brother Luis de Leon[***]
“I am delighted about the joy of the lovers of poetry and chess. Kamsky has proven again that he is the best.” Martin Marcos, poet.
“I am told that a new Watergate is being prepared against the glorious Kamsky.” From the blog of Ivan Humanes.

Other arrabalesque
(from a federation member): “I only get along with Kamsky when I am not playing chess with him: his pieces on the chess board make me dizzy.”
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Le dramaturge Fernando Arrabal avec quatre pièces et une tour frappée par la foudre. Photo : Lis.



Arrabal: Quand j'ai réuni un demi-million de dollars pour Kamsky(l'Express, Paris)
Kamsky génie calomnié et harcelé par la jalousie et le mensonge.




Gata Kamsky[
***] :C'est le meilleur joueur d'échecs vivant depuis Fischer[***]. Surdoué "tatare américain" né en Sibérie. Mozart[***] persécuté par des Salieri avec des façons de fossoyeur. Réincarnation de Morphy[***] pour l'émerveillement et le veto des sycophantes par pures querelle et jalousie. Dimanche dernier il a prouvé , une fois de plus, sa supériorité, en remportant la Coupe du Monde d'Echecs. Au cours de la finale il a battu l'intrépide Espagnol Alexei Shirov né en Lettonie. Pendant des années d'escroqueries de pipeurs, on les a empêchés d'atteindre le sommet. Cime et couronnement que mérite plus que quiconque ce duo de génies de l'échiquier, ce couple de saints laïcs (ce qui est infiniment mieux):Gata et Shirov[**]. Par des tricheries les "assis" ont décidé que s’il veut recevoir le titre de champion Gata devra battre de nouveau Anand ou Kramnik (ou même Topalov assisté de Danailov). En son temps, en quart de finale, Kamsky a écrasé Kramnik et triomphé d'Anand dans son propre fief de Sanghi Nagar. Avec Gata l'expérience (et ses imprécisions) ne manque pas, il joue avec la splendeur et l'exactitude du firmament.

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Gata
est né en 1974 avec un nom tatare, Gataulla, et le patronyme Kamsky, titre de la compagnie de théâtre créée par sa famille d'artistes et de dramaturges.["Une vie" est une noce (very nice) d'événements avec les sentiments de l'existence humaine. Pour les inquisiteurs des échecs vivre consiste à faire comme s'ils n'étaient pas morts]. Il n'avait pas quinze ans quand Gata a remporté deux fois le championnat "junior" de l'Union Soviétique[™]. En 1989 il a choisi la liberté et s'est échappé pour rejoindre New York.Il s’est montré invincible pendant le championnat du monde de 1994. Anatoli Karpov[*] avait dit de lui : « Il est capable de me détrôner. C’est le talent le plus prometteur que j’aie connu. Il a aisément éliminé ses rivaux les plus forts ; il serait un adversaire intraitable pour Kasparov. » ²² Il n'y a pas si longtemps, au siège de l'Agence Tass de Moscou, j'avais tenté de rappeler ces propos au néo-dissident. Mais Kasparov avait exigé des organisateurs de la conférence de presse qu'ils m'interdisent de poser des questions, comme le prouve le reportage filmé de "France 2". Au temps du Goulag ou du pic à glace dans la nuque Kamski était un déserteur en butte aux menaces soviétiques qui l'empêchaient de se concentrer pleinement. Les "idiots utiles de l'avenir radieux" eurent recours à des martingales et à la brutalité pour éviter qu'il pût être reconnu. Que d'ardeur montée des égouts de la frustration! Vu ce harcèlement et cet étouffement Kamsky abandonna les échecs pour l'Université. Jusqu'à son retour triomphal aujourd'hui.Pour devenir roi ni les bouffons ni les cymbales ne lui feront défaut.

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Le Manifeste, dans sa meilleure acception, est un écrit public grâce auquel un groupe de justes condamne un abus. Il ya treize ans un "ouragan de diffamations et de calomnies" s'était déchaîné contre Kamsky (et son propre père, même en Espagne) , ce qui , malheureusement, n'a pas cessé aujourd'hui. Avec huit intellectuels nous nous étions vu contraints de rédiger un manifeste pour le défendre. Milan Kundera[***] , entre autres, l'avait signé. Nous demandions " de cesser les calomnies contre les Kamsky pour nous permettre d'être comblés par l’immense talent de Gata". Pour ma part j'étais parvenu à réunir avec l'Express 500.000 dollars pour aider le très jeune émigrant qui vivait difficilement à New York. Gata avait déclaré :" Nous éprouvons une tendresse particulière pour Arrabal qui nous a aidés plusieurs fois dans des moments très difficiles; c'est un homme exceptionnel, un envoyé de Dieu pour nous". Loin , très loin des violences, Kamsky sait vivre dans son Carmel.

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L'altruisme est la disposition qui nous pousse à nous conduire avec générosité et désintéressement. Kamsky, après avoir battu Anand, a distribué une grande partie de son prix aux famillles pauvres. Lorsque j'ai rencontré son père (peu après avoir trouvé le demi-million de dollars pour son fils), j'ai remarqué qu'il me glissait discrètement des billets en me serrant la main. Comme je ne voulais pas que le geste soit remarqué, j'ai mis l'argent dans ma poche sans rien regarder. En arrivant chez moi, j'ai vu qu'il s'agissait de 800 dollars. Je les lui ai retournés par chèque. Mais peu après il nous a conduits, mes amis artistes de New York et ma famille, en limousines , à ce que nous pensions être " un endroit où prendre un verre". C'était le meilleur restaurant russe de New York où il nous a invités à un dîner avec danseuses et musiciens. L'altruisme est son parallèle , son méridien et sa magnificence de lion.


Jaculatoires
(éjaculations, du latin ‘jaculari’):

"Ici la jalousie et le mensonge m'ont tenu prisonnier":Fray Luis de Leon[***]

Je me félicite pour la joie des amoureux de la poésie et des échecs. Kamsky a de nouveau prouvé qu'il est le meilleur": Martin Marcos , poète.

"On me dit qu'un nouveau "waters gate" contre le glorieux Kamsky est en préparation". Blog d'Ivan Humanes

Autre arrabalesque (d'un membre de fédération) : "Je ne m'entends avec Kamsky que lorsque je ne joue pas aux échecs avec lui: ses pièces sur l'échiquier me donnent le vertige".

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Arrabal: Cuando reuní medio millón de dólares para Kamski (L'Express, Paris).

Kamski genio calumniado y acosado por la envidia y mentira.

Gata Kamski[***] Es el mejor jugador vivo de ajedrez desde Fischer[***]. Superdotado ‘tátaro americano’ nacido en Siberia. Mozart[***] perseguido por Salieris con maneras de sepultureros. Reencarnación de Morphy[***] para fascinación de los aficionados y veto de los sicofantes por pura camorra y envidia. El domingo pasado demostró, una vez más, su primacía ganando la Copa del Mundo de Ajedrez. En la final derrotó al intrépido español Alexéi Shírov nacido en Letonia. Durante años de estafas de tahúr, se les impidió alcanzar la cima. Cumbre y coronación que merece más que nadie este dúo de genios del tablero, esta pareja del santos civiles [lo cual es infinitamente mejor]: Gata y Shírov[**]. Con trampantojos los ‘sentados’ han decidido que para darle a Kamski el título de campeón, tendrá que derrotar de nuevo a Anand o a Krámnik (o incluso a Topálov ayudado por Danailov). En su día, en cuartos de final, Kamski aplastó a Krámnik, y venció a Anand en su propia sede india de Sanghi Nagar sobrada de remedios. Con Gata no cuenta la experiencia (y sus imprecisiones), juega con el esplendor y la exactitud del firmamento.

Gata nació en 1974 con un nombre tátaro, Gataulla, y el apellido Kamski, denominación de la compañía de teatro creado por su familia de artistas y dramaturgos. [« Una vida” es una boda (o la veda) de acontecimientos con sentimientos de una existencia humana. Para los inquisidores del ajedrez vivir consiste en hacer como si no estuvieran muertos]. Con menos de quince años Gata ganó dos veces el campeonato ‘junior’ de la Unión Soviética[™] . En 1989 eligió la libertad y se escapó a Nueva York. Invencible durante el campeonato del mundo de 1994, el propio Anatoli Kárpov[*] dijo de él : "Es capaz de destronarme. Es el talento más prometedor que he conocido. Ha eliminado con facilidad a los rivales màs fuertes; sería un oponente intratable para Kaspárov ». No hace mucho, en la sede de la agencia Tass[©] de Moscú, intenté recordarle estas palabras al neo-disidente. Pero Kaspárov exigió de los organizadores de la conferencia de prensa que me prohibieran hacerle preguntas, como quedó plasmado en el reportaje filmado de « France 2 ». En tiempos de gulag o piolet en la nuca Kamski era un desertor sujeto a amenazas soviéticas que le impedían concentrarse plenamente. Los “tontos útiles del porvenir radiante” se valieron de martingalas y brutalidad para evitar que fuera reconocido. ¡Cuánto ardor desde las alcantarillas de la frustración! Dado este acoso y asfixia Kamski abandonó el ajedrez por la Universidad. Hasta su actual retorno triunfal. No le faltarán ni bufones ni platillos para devenir rey.

El Manifiesto en su mejor acepción, es un escrito público gracias al cual un corro de justos condena un desafuero. Hace 13 años se desató contra Kamski (y su propio padre) un “huracán de difamaciones y calumnias » (incluso en la misma España) que desgraciadamente no ha cesado hoy. Con ocho intelectuales nos vimos obligados a redactar un manifiesto en su defensa. Entre otros lo firmó Milan Kundera[***]. Pedimos "el cese de las calumnias contra los Kamski para permitir que Gata nos colmara con su inmenso talento". Por mi parte conseguí reunir 500.000 $ para ayudar al jovencísimo emigrante que vivía difícilmente en NY. Gata comentó: "Sentimos un cariño especial por Arrabal, que nos ha ayudado varias veces en momentos muy difíciles; es un hombre excepcional, un enviado de Dios para nosotros". Lejos, muy lejos de las violencias Kamski sabe vivir en su carmelo.

El Altruismo es la disposición que nos incita a comportarnos de forma generosa y desinteresada. Kamski, tras su victoria sobre Anand, repartió buena parte del premio entre familias pobres. Cuando me encontré con su padre, (poco después de conseguir medio millón de dólares para su hijo), noté que deslizaba discretamente unos billetes al estrechar mi mano. Como no quise que nadie se percatara del gesto metí el dinero en el bolsillo sin mirarlo. Al llegar a casa, vi que eran 800 dólares. Se los devolví con un cheque. Pero poco después, a mis amigos artistas de NY y a mi familia, nos condujo en limusinas a lo que pensábamos sería un «local para echarse un trago ». Era el mejor restaurante ruso de Nueva York donde nos invitó a una cena con músicos y bailarinas. El altruismo es su paralelo, su meridiano y su melena de león.


Jaculatorias (eyaculaciones, del latín ‘jaculari’):

“Aquí la envidia y mentira me tuvieron encerrado”: Fray Luis de León

“Me felicito por la alegría de los amantes de la poesía y del ajedrez; Kamski ha vuelto a demostrar que es el mejor”: poeta Martín Marcos.

« Contra el glorioso Kamski me comentan que están preparando ya un nuevo ‘retrete gate’»: Blog de Ivan Humanes.

Otro arrabalesco (de miembre federativo): “sólo me entiendo con Kamski cuando no juego al ajedrez con él: con sus figuras el tablero me da vértigo”.


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