Xenius’ Albéniz par Arrabal
Isaac Manuel Francisco Albéniz est le "xenius" de la musique de son temps selon Eugenio d'Ors. Incompris dans son pays il s'enfuit d'Espagne dès que, coupant ainsi ses racines, il eut des jambes pour courir et une âme pour s'émanciper. Il passa presque toute sa vie en exil: de New York à Paris, sous les jupes du ciel. C'était un amateur d'échecs, jeu qu'il pratiquait lors de ses incessants voyages. Albéniz fut un enfant surdoué dés l’âge de deux ans. A quatre ans il confirmait ses dons exceptionnels en donnant son premier concert. Il éblouit par sa précocité tous les conservatoires qui l'accueillirent, et particulièrement ceux de Paris, Leipzig et Bruxelles. Il remportait les prix à l'unanimité, même guetté par le feu et l'orage. "Asturias" est le cinquième mouvement de sa "Suite espagnole". Il a été interprété lors de la cérémonie d'investiture du Président, au palais de l'Elysée, il y a cinq semaines. Nicolas Sarkozy l'a offert publiquement en hommage à sa femme Cecilia María Sara Isabel Ciganer-Albéniz, arrière-petite-fille du compositeur (et cousine du maire de Madrid Alberto Ruiz-Gallardón). Malheureusement il a été adapté pour orchestre. Interprétation aussi courageuse et périlleuse qu'impossible, malgré la très grande bonne volonté des musiciens de la Garde Républicaine, avec ses tambours et ses cymbales… pour un ‘xenius’ surdoué.
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